Vins de France : Accueil

Terroirs et Régions

La vigne française est indissociable des terroirs qui l’accueillent, et les vins français sont naturellement à l’image de ceux qui les façonnent. De Nice à Bordeaux, d’Arbois à Cognac, de Toulouse à Strasbourg, les régions françaises racontent des histoires vivantes, joyeuses et gourmandes, dans lesquelles le vin tient un rôle prépondérant.
Ces dénominations ont bâti leur réputation sur des terroirs d’une incroyable variété, et chacune d’entre elles trouve dans sa région d’élection un terrain propice à l’expression de sa singularité.

Bon voyage, et bonne découverte !

Pour consulter la liste des AOP et IGP, rendez-vous sur le site internet de l’INAO :
http://www.inao.gouv.fr/public/home.php?pageFromIndex=produits/index.php~mnu=145

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Alsace

Niedermorschwihr-© ZVARDONCette région est singulière. Au croisement des cultures et au cœur de l’Europe, elle cultive son ambivalence dans sa langue, ses traditions et jusque dans ses vins. C’est aussi la seule en France à commercialiser, et même depuis très longtemps, des vins sous le nom du cépage. Autre paradoxe : l’Alsace, grande région économique, très dense en population, est aussi une belle région agricole, et bien sûr viticole.

La vigne tient ici tout son rang : la région produit des grands vins blancs, aromatiques, dont le Riesling et le Gewurztraminer sont deux nobles représentants.

Aller plus loin : www.vinsalsace.com/

Climat

L’Alsace est perçue comme une contrée nordique, pourtant les étés voient grimper le thermomètre au-delà de 30°C et le soleil y brille plus que la moyenne, pour une pluviométrie parmi les plus faibles de France. Cette situation est due au massif des Vosges, qui protège les collines du vignoble des perturbations atlantiques venues de l’Ouest. Les pluies se déversent sur son versant ouest grâce à l’altitude, et l’air asséché se réchauffe en descendant le versant est, précisément là où le vignoble alsacien s’est installé, orienté au soleil du matin et de la mi-journée. Ces conditions climatiques favorables se poursuivent souvent tard en automne. Elles favorisent la lente maturation des raisins et préservent leurs arômes.

Terroir

De l’effondrement du massif Vosges - Forêt Noire, il y a au moins cinq millions d’années, est née la plaine d’Alsace, large bande aux riches alluvions de part et d’autre du Rhin. Le vignoble alsacien, quant à lui, se situe à la bordure de cette plaine, le long de la faille vosgienne. Trois groupes de terroirs principaux coexistent dans le vignoble : le premier, le plus haut et le plus pentu est formé de terrains granitiques et sableux, filtrants et acides. Le second est composé de collines calcaires ou marneuses, bien drainées, entre 200 et 300 m d’altitude C’est sur ces terroirs que l’on trouve les Grands Crus, dont les vins offrent les expressions les plus remarquables. Le troisième groupe est formé par de hautes terrasses alluviales de galets, sables, et graviers.

Art de vivre

En Alsace, le vignoble semble vivre hors du temps. Il domine la plaine d’Alsace et reste à l’écart du tumulte de l’économie dans une région au contact de trois pays. Les vignes enserrent une multitude de petits villages aux tuiles rouges ramassés autour de leurs églises pointues. Maisons à colombages, géraniums rouges et roses à toutes les fenêtres rythment une vie paisible comme sur une carte postale. Les vignobles bien ordonnés rappellent que les Alsaciens aiment la rigueur et la multitude de restaurants gastronomiques et de winstubs rappelle que l’on est bien en France. C’est précisément cette dualité, fruit d’une longue histoire, que l’on aime en Alsace. Savoir-vivre, sens de l’accueil et engagement pour la meilleure viticulture possible. La célèbre Route des Vins, qui traverse le vignoble du Nord au Sud, est une réussite touristique éclatante.

Beaujolais

Le Beaujolais pourrait ressembler à la carte postale idéale de la campagne
française : une succession de collines bien dessinées, limitées par une crête plus abrupte couverte de forêts ; au loin, à l’Est, la vue dégagée sur la plaine de la Saône, et à l’horizon, la ligne blanche des Alpes et de leur point culminant, le Mont Blanc. Dans cette région dynamique toute proche de Lyon, capitale de la gastronomie, les gens vivent bien et ils le disent. Ils ont l’humour des gens du Nord et la sérénité des Méditerranéens, car le climat est ici à la charnière entre rigueur et soleil. Les vins, quant à eux, ont choisi leur camp, résolument du côté de la joie.

Aller plus loin : http://www.beaujolais.com/

Climat

Moulin-à-Vent en été © D. Gillet - Inter BeaujolaisLa région du Beaujolais appartient à la famille des vignobles continentaux, aux hivers secs et froids et aux étés chauds. Orientés à l’Est et au Sud, les vignobles épousent des collines protégées des vents d’Ouest humides et connaissent des étés ensoleillés avec quelques influences méditerranéennes. Elles remontent le long de la Vallée du Rhône toute proche. Le climat y est donc tempéré et rarement froid. Le Gamay profite bien de ces conditions climatiques adoucies et se récolte assez tôt, ce qui permet une bonne concentration des raisins. La bonne exposition des vignes, parfois en terrasses, favorise la maturation des grappes.

Terroir

Col de Truges à Chiroubles © D. Gillet - Inter BeaujolaisDeux types de terroirs bien différents coexistent en Beaujolais. Au Sud de la région, les sols argilo-calcaires de l’appellation Beaujolais et Beaujolais-Villages produisent des vins rouges fruités et emprunts de gourmandise. Cette zone, la plus vaste de la région, offre une succession de collines grasses et rebondies, avec des vignes bien orientées pour mieux capter l’influx solaire. Au Nord de la région Beaujolais, dix crus proviennent de dix villages présentant des sols très différents, principalement à base de schiste et de granit de couleur bleu ou rose, comme par exemple à Fleurie en Côte de Brouilly. Le cépage Gamay donne ici de très bons résultats, avec une palette aromatique plus large et une structure tannique plus puissante. Les vins peuvent vieillir plus longtemps. Les dix crus du Beaujolais sont la locomotive de toute la région.

Art de vivre

Ballade autour du Château de Montmelas © D. Gillet - Inter BeaujolaisLa vie en Beaujolais est à l’image des innombrables petits villages ruraux : douce et accueillante. Le caractère des gens en Beaujolais est espiègle et plein d’humour. Il y a toujours quelque chose à fêter et la cuisine est à l’honneur. Les Lyonnais viennent souvent s’encanailler dans les vignes, et leur sens de la gastronomie simple et goûteuse trouve ici du répondant. C’est d’ici qu’est né le Beaujolais Nouveau, commercialisé dès le troisième jeudi de novembre, comme si l’on ne pouvait attendre plus longtemps pour fêter l’arrivée du nouveau millésime. Un rendez-vous qui a peu à peu séduit le monde entier. Les plus patients attendront le mois d’avril, le temps que les 10 crus aient fait leur Pâques, pour découvrir la complexité des grands vins du Beaujolais.

Bordeaux

Bordeaux occupe en France une position convoitée : entre continent et accès océanique par la Gironde, la ville et sa région concilient le Sud et le Nord. Grande ville aux allures de capitale, depuis toujours ouverte sur le monde, elle fait penser à Anvers ou Versailles, tandis que l’architecture des grandes perspectives de la ville évoque davantage Paris que les villages méditerranéens. Mais Bordeaux se situe aussi dans une région méridionale, par son climat et la grande qualité de vie de ses habitants. Les surfeurs ont leur spot à proximité, les étés chauds et les immenses plages de sable blond invitent aux plaisirs de la nature, et la gastronomie connaît des influences basques ou espagnoles. Cet équilibre parfait entre le Nord et le Sud se retrouve aussi dans le vignoble et les vins.

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Climat

Sans la présence d’une langue du Gulf Stream, courant bienfaisant qui réchauffe l’Atlantique Nord jusqu’à la Norvège, Bordeaux serait une zone aussi froide que New York en raison de sa latitude. Mais il en est tout autrement : la chaleur estivale et surtout la bonne arrière-saison permettent de bien faire mûrir les raisins. La présence de l’océan tout proche, dont les embruns salés sont stoppés par la plus grande forêt de pins d’Europe, tempère ce climat chaleureux. L’immense estuaire de la Gironde, qui pénètre la terre sur plus de 100 km, favorise cet apport de modération climatique. On la retrouve précisément dans les vins : ils sont gorgés de soleil mais sans exubérance ni lourdeur. Cela s’appelle l’équilibre.

Terroir

La mosaïque des terroirs de Bordeaux a deux origines principales. Sur la rive gauche de la Gironde et le long de l’estuaire, les alluvions dominent le vignoble sur plus de 150 km. Mais pas n’importe lesquels : ce sont essentiellement des graves, galets et graviers roulés en provenance des Pyrénées, où le fleuve prend sa source 600 km plus loin. Ces graves sur sable constituent des terrasses bien drainées, chaudes et parfaites pour la vigne et le Cabernet sauvignon en particulier. De l’autre côté du fleuve, c’est un univers plus rond, plus charnu qui vous attend, avec des côtes et des collines argilo-calcaires et des sols plus profonds, parfaits pour le Merlot, par exemple. Ces terroirs ont une origine différente, sédimentaire et alluviale avec toujours une présence importante de calcaire.

Art de vivre

Bordeaux, à l’image de son climat, est une ville charnière. Encore du Nord, et déjà du Sud. De la domination anglaise au Moyen Âge, elle cultive un certain flegme et conserve une grande élégance. Des courants commerciaux avec les pays de la Hanse et de la Hollande, elle garde le professionnalisme, l’ouverture sur le monde. De l’époque de Louis XIV, elle garde une architecture droite, alignée, classique, que l’on retrouve dans les innombrables châteaux en pierre blonde. Mais Bordeaux se vit aussi au rythme latin. Elle sait se montrer gourmande et enjouée, car sa population vient de toute l’Aquitaine, cette belle province qui touche l’Espagne. Sans doute possible, on est ici plus près de Bilbao et Toulouse que de Paris.

Bourgogne

Village de la Côte de Beaune : porte d’entrée de la parcelle La Bourgogne garde de sa longue histoire une tradition d’excellence. La grandeur des Bourbons, qui régnaient jusqu’à la mer du Nord, a façonné les villes mais aussi les paysages viticoles, avec l’aide particulière des moines cisterciens au Moyen-Âge. L’ensemble des zones viticoles de Bourgogne s’est ainsi installé sur ces côtes bien exposées, afin de capter le meilleur du soleil. Au fil des siècles, les moines, puis les vignerons ont sélectionné et identifié avec patience les meilleures parcelles pour leur exposition géographique, leur sol, leur sous-sol, le cépage qui s’y épanouit le mieux. Les parcelles sont si importantes en Bourgogne, qu’elles sont appelées ici Climat (pour les appellations Premiers et Grands Crus) ou Lieu-dit (pour les appellations Villages et Régionales).

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Climat

Vignoble de la Côte de Beaune : Montagne des Cortons, parcelle La Bourgogne englobe des territoires très différents. Ainsi le Morvan à l’Est est une zone pluvieuse et froide car elle bloque les perturbations venant de l’Atlantique. La côte viticole plus à l’Ouest bénéficie d’un climat ensoleillé. Les vignes ont été installées sur les  coteaux  bien orientés  pour capter le meilleur du soleil et du vent. La Bourgogne  bénéficie donc d’un climat continental qui donne des vins réputés en sublimant le Pinot noir et le Chardonnay. L’homme a su exploiter les meilleurs terroirs de Chablis jusqu’en Mâconnais. Au Sud il a sélectionné les terres les mieux exposées. Les côtes bourguignonnes sont protégées de la bise, ce vent sec et froid venu du Nord, et se dorent au soleil d’été et d’automne pour le plus grand bonheur du Pinot noir et du Chardonnay, mais aussi de l’Aligoté et du Gamay.

Terroir

Compte tenu de son étirement et surtout de sa diversité géologique il existe en Bourgogne une multitude de terroirs très différents appelés climats. Ils font l’objet d’une demande de classement au Patrimoine mondial  de l’Unesco. Trois zones viticoles identifient la Bourgogne. La plus au Nord est celle de Chablis/Auxerrois sur des collines souvent d’origine sédimentaire. Au centre, plus à l’Ouest, se trouvent la Côte de Nuits, la Côte de Beaune et la Côte chalonnaise, bande étroite de sols pentus et calcaires avec un système hydrologique particulier.


Enfin, plus au Sud, le Mâconnais, constitué de sols argilo-calcaires et ouvert aux lointaines influences méditerranéennes. Ces différents vignobles de crus et de villages sont tous unis par le grand vignoble des Régionales qui va du Sud au Nord.

Art de vivre

Dégustation en cave © BIVB / IBANEZ ALa Bourgogne viticole illustre parfaitement l’image que l’on se fait un peu partout du viticulteur français : artisan passionné, à l’écoute de la terre et de la nature. Cela tient au fait que la superficie moyenne des domaines est très faible, que le vignoble est très morcelé en petites parcelles, avec l’existence de clos ceints de petits murets. Il existe un nombre impressionnant de petits producteurs qui vinifient avec art. Les  caves coopératives qui existent dans certaines zones du vignoble participent à la création de vins de qualité. La Bourgogne bénéficie également d’un négoce important, qui contribue à faire connaitre la qualité de ses vins dans le monde entier. La culture rurale très ancrée donne aussi lieu à de belles fêtes viticoles, comme les Saint-Vincent où, le temps d’une journée, toutes les caves s’ouvrent à tous et où les secrets du vin se partagent et s’évaporent.

Champagne

Le vignoble champenois en hiver ©Comité Champagne - Philippe MailleLa Champagne est une terre froide. La présence de la vigne est donc ici un défi, que l’histoire et les nombreuses guerres qui se sont déroulées sur cette terre n’ont pas beaucoup aidé. Mais avec les siècles, les vignerons ont su dompter cette terre calcaire austère jusqu’à en faire le symbole mondial de la fête, de l’amour et des grands moments.

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Climat

Le vignoble champenois en été - Photo Michel Guillard ©Comité ChampagneAvec une température annuelle moyenne de 11°C, la Champagne a le climat le plus rigoureux de toutes les régions viticoles françaises, ce qui ne l’empêche pas de produire des vins mondialement connus. La Champagne bénéficie d’une double influence climatique, continentale et océanique qui offre un ensoleillement favorable l’été, apporte de l’eau en quantité régulière et des contrastes thermiques annuels peu marqués. Les gelées printanières sont fréquentes, l’été est chaud mais court et les vendanges ne sont pas toujours caniculaires. 

Terroir

Sol de craie en Champagne - Photo Michel Guillard ©Comité ChampagneLe Champagne est élaboré à partir de raisins de vignes situées sur les parcelles de l’aire d’appellation Champagne, rigoureusement délimitées par une loi en 1927 et qui couvre environ 34 000 hectares pour 320 crus. Elles se situent sur des côtes majoritairement exposées sud, sud-est et est dans cinq départements : principalement la Marne et l’Aube mais aussi l’Aisne, la Haute-Marne et la Seine-et-Marne. La craie champenoise est composée de granules de calcite. Sa forte porosité en fait un véritable réservoir d’eau qui assure à la plante une alimentation en eau suffisante même lors des étés les plus secs. Ce type de sous-sol favorise le drainage des sols et, d’un point de vue gustatif, la minéralité très particulière de certains vins de Champagne.

Art de vivre

Photo Zucchi ©Comité Champagne

Le paradoxe champenois réside d’une part dans l’image du vin, celui de la fête, de la séduction, de la vie facile où l’on oublie presque tout et, d’autre part, dans l’austérité de la région. Car ici, l’œil rivé sur les bulletins météo, on cultive la vigne avec rigueur et ténacité, on élabore un produit festif pour toute la planète. Mais derrière cette dureté des paysages et du climat, ce sont des milliers de femmes et d’hommes qui aiment leur métier. Ils font sauter le bouchon du Champagne à la moindre occasion et sont les premiers à faire partager l’esprit de la fête.

Charentes

© BNIC / Stéphane CHARBEAUÀ mi-chemin entre la Loire et la Garonne, les Charentes couvrent deux départements formant une région mondialement connue pour la production du Cognac. Bénéficiant du même climat océanique qu’à Bordeaux, en un peu moins chaud peut-être, la région produit aussi du Pineau des Charentes et des Vins de Pays. La Rochelle, belle ville ouverte sur la mer et les îles qui la bordent, inspire depuis longtemps les navigateurs et les amateurs de belles pierres. Le microclimat très ensoleillé des Charentes en fait une région douce toute l’année, offrant de nombreuses occasions de découvrir un grand vignoble. C’est le début du Sud, avec des vignerons passionnés et de très nombreux amateurs d’escargots. Un morceau de France vraie.

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www.pineau.fr/

www.cognac.fr

Climat

© BNIC / Stéphane CHARBEAUAu Nord de Bordeaux, les Charentes bénéficient d’un ensoleillement important. Cette grande région au bord de l’Océan Atlantique profite, comme à Bordeaux, du passage bénéfique du Gulf Stream, en provenance de la mer des Caraïbes. Cette influence est surtout notable en été, ce qui rend propice la culture de la vigne, et surtout la maturation des raisins. Les hivers sont doux, protégés des fortes gelées, et l’Ugni Blanc, cépage majoritaire dans la région, profite de bonnes conditions de croissance et de maturité.

Terroir

© BNIC / Stéphane CHARBEAUIci aussi, c’est l’ère secondaire qui domine l’histoire des sols. Les sédiments marins qui se sont déposés pendant des millénaires ont formé un sol calcaire plus ou moins pur, plus ou moins homogène. Au coeur de la région, la Grande et la Petite Champagne offrent le calcaire le plus pur et c’est là que l’on élabore lentement les meilleurs Cognacs. Le terroir des Borderies, à dominante silico-argileuse, produit des eaux de vies plus douces et qui vieillissent plus vite. Sur le pourtour de la région vinicole, les vignes produisent à la fois du Cognac et du Vin de Pays des Charentes, sur des terroirs calcaires ou argilo-calcaires.

Art de vivre

© BNIC / Stéphane CHARBEAUAvec son festival international du film policier, la ville de Cognac aime les énigmes, comme celle de l’élaboration de l’eau de vie qui porte son nom. La magie de la distillation précède le long vieillissement en fût. Paisible, la ville de Cognac est pourtant ouverte sur le monde, et les acheteurs accourent des quatre coins de la planète. Les Charentes offrent également une grande richesse artistique, avec un nombre important d’églises romanes au style bien particulier, édifiées au Moyen Âge dans la foulée de la reprise de cette terre aux arabes. Les chemins de Compostelle y ont laissé de nombreux vestiges de cette époque.

Corse

© CIV CorseIl y a bien longtemps que la Corse est surnommée l’Ile de Beauté. Depuis les Grecs anciens précisément. Paysages saisissants de beauté, pics déchiquetés dont certains restent enneigés jusqu’en mai, eaux turquoises et plages de sable blanc, multitude de petits villages escarpés et ramassés sur des promontoires imprenables, la Corse offre un spectacle magique et nouveau à chaque virage. Avec une pluviosité égale à celle de Paris, mais en pleine Méditerranée, l’île réunit des conditions idéales pour la vigne, qu’elle a pourtant redécouvert assez récemment. Ce n’est qu’en 1769 que la Corse est devenue française, par transaction avec les Génois et il reste dans l’âme corse un profond attachement à cette identité forte. Le vin en fait partie, avec des cépages que l’on ne retrouve que rarement sur le continent, comme le Niellucio ou le Sciacarello, une raison supplémentaire de redécouvrir les vins de l’Ile de Beauté.

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Climat

© CIV CorseAu cœur de la Méditerranée, entre France et Italie, la Corse occupe une position climatique exceptionnelle. L’ensoleillement dépasse les 300 jours par an, du moins sur les côtes, et les hivers y sont doux. Ici, les raisins mûrissent sans la moindre difficulté. Baignée dans la Méditerranée, la Corse connaît pourtant des nuits assez fraîches et la brise marine nocturne se charge de tempérer les ardeurs du soleil. Le résultat est visible dans les vins, qui présentent un bon équilibre acidité-onctuosité. Les terroirs viticoles se situent d’ailleurs tous en bord de mer.

Terroir

© Claude CruellsLes terroirs corses, sur une surface ne dépassant pas au total les 10 000 ha, sont très dispersés sur le pourtour de l’île, là où l’homme a réussi à vaincre le maquis pour y implanter la vigne. Apportée par les Génois au XVIe siècle, c’est surtout après 1957 que la vigne a connu un essor qualitatif, avec la reconnaissance des meilleurs sols. Ainsi, outre une appellation régionale, il existe deux AOP communales, qui attestent de la progression qualitative des vins. Le type de sol le plus répandu est d’origine granitique ou schisteux, avec des terres foncées et pauvres. Le calcaire se retrouve quant à lui au Nord, vers Patrimonio et dans l’extrême Sud.

Art de vivre

© CIV CorseEn Corse, l’insularité est palpable. Le rythme de la vie est à l’image de l’île, de ses villages tranquilles et des petites routes aux millions de virages. La nature, belle mais difficile, impose aux Corses un rythme moins frénétique que dans les grandes métropoles. Autre conséquence de l’insularité : la particularité de la cuisine. Farine de châtaignes, charcuteries d’âne ou de sanglier, Brocciu, (fromage frais de brebis) et miels somptueux, voilà quelques ingrédients typiques à ne pas rater. Le vin fait naturellement partie intégrante de ce goût pour la bonne chère, et profite du dynamisme retrouvé de la viticulture depuis les années 50.

Jura

La culture des vins dans le Jura est très ancienne. La Séquanie, qui n’était pas encore la Franche-Comté, et ses vins, sont évoqués par Pline Le Jeune dans son livre d’histoire naturelle dès l’an 80 avant notre ère. Par la suite, de la Révolution jusqu’à la fin du XIXe siècle, le vignoble se développe continuellement : les propriétaires, nobles et ecclésiastiques, occupent la plupart des sites viticoles aujourd’hui réputés et accompagnent leur développement.

Aujourd’hui, les 1900 hectares de vigne qui composent le vignoble offrent des vins qui cultivent cette longue tradition d’excellence, et tirent le meilleur parti d’un sol assez complexe, mêlant marnes, argiles et éboulis calcaires.

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Climat

Travail de taille en hiver - Château d’Arlay © CIVJLe vignoble jurassien appartient aux vignobles septentrionaux de France avec la Champagne, l’Alsace et la Bourgogne. Son climat est de type semi-continental et ses variations climatiques peuvent être brutales. La température moyenne annuelle est comprise entre 11° et 13° pour une durée d’ensoleillement variant de 1 700 à
1 900 heures. Les étés jurassiens sont généralement chauds et secs. Dans le Jura, l’exposition sud ou sud-ouest garantit au vignoble un ensoleillement important et une protection aux vents du sud-est et du nord, "la bise noire".
Les printemps souvent très pluvieux participent à des moyennes de l’ordre de 1 150 mm de précipitations par an sur le Revermont. Bien que de petite surface, le vignoble possède des microclimats assez contrastés en raison de la morphologie du relief, selon son exposition au soleil, son altitude et sa pente. Ainsi, le choix des cépages se fait aussi en fonction de leur caractère, précoces comme le Poulsard et le Pinot ou plus tardifs comme le Savagnin et le Trousseau.

Terroir

Coucher de soleil sur les vignes de Pupillin © CIVJ - Xavier ServolleDans leur recherche de qualité, les vignerons du Jura ont eu très tôt conscience d’une relation entre la qualité d’un vin et les particularités d’un lieu. Au delà des composantes quantifiables et analysables du terroir (géologie, pédologie, climat), la place de l’homme au cœur du terroir leur apparaît dans toute son évidence, ce qui explique leur action prémonitoire en faveur des AOC. La vigne jouit ici d’un sol ancien, dessiné par la formation des monts du Jura, et où domine le calcaire. Cette roche, perméable et soluble, est très favorable à la vigne et en particulier aux cépages jurassiens. Par ailleurs, les coteaux adossés au plateau calcaire ont des sols assez complexes où se mêlent différentes marnes (bleues, grises, rouges, noires du lias moyen et supérieur), des argiles du trias et des éboulis calcaires. Ces marnes, associées à des éboulis de falaises du bajocien et des argiles du lias, constituent les meilleures terres à vigne du Jura.

Art de vivre

Moment convivial autour d’un crémant © CIVJ – Henrick MONNIERDes vacances d’hiver aux vendanges et couleurs chatoyantes de l’automne, le vignoble jurassien est toujours prêt à accueillir les visiteurs. Les paysages d’une rare beauté prennent des atours changeants au fil des saisons et la palette de vins rouges, blancs, rosés, sans oublier les fameux vins jaunes du Jura, fait partie des moments gastronomiques et des atouts du Jura et de la Savoie. Car derrière les regards, il y a toujours une porte qui s’ouvre sur une maison chaleureuse dont la cuisine est le centre de gravité.

Languedoc

© Gilles DESCHAMPSSur les 40 000 hectares où s’étirent les dix-neuf appellations du Languedoc, pas un vin ne ressemble à un autre, si ce n’est cette constante depuis l’Antiquité : la Méditerranée. C’est d’elle que viennent la douceur des clairs hivers, la rousseur des étés chauds et secs, les arômes de garrigue et les vents porteurs d’embruns.
En 30 ans, la main de l’homme a transformé la vignoble languedocien. Le Grenache, le Mourvèdre et la Syrah sont devenus les cépages vedettes des nouvelles plantations. La vinification séparée des cépages - et l’art de leur assemblage - puis les modes d’élevage paysagent à leur tour les A.O.C. du Languedoc pour offrir des vins structurés et épanouis.

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Climat

En Languedoc, territoire le plus au sud du pays, le climat est principalement de type méditerranéen. Les étés sont très chauds et secs,  les automnes et printemps sont doux, même si quelques gelées matinales sont encore possibles au mois d’avril, les hivers sont doux, ensoleillés et la température descend peu en dessous de 0°C.  La pluviométrie est très faible (parmi les plus faibles de France pour certaines communes) et la Tramontane, vent très présent, permet de sécher les vignes et de les prévenir des maladies. C’est un type de climat idéal pour la culture de la vigne.  Mais l’empreinte méditerranéenne se délie et s’associe aux caractéristiques du climat océanique à l’extrême ouest du territoire, sur les appellations Cabardès et Malepère notamment. Ce climat y devient alors transitionnel, la douceur atlantique croisant les rigueurs méditerranéennes.

Terroir


Entre Nîmes, Béziers, Narbonne, Perpignan et Carcassonne, les terroirs sont très diversifiés : vastes terrasses de cailloux roulés, grès et marnes, calcaires et schistes, sols argileux, poudingues, sols sableux, molasses, etc. Autant d’atouts qui donnent aux terroirs du Languedoc les spécificités de chaque appellation. Il naît de cette diversité de sols une panoplie de vins très différents, avec d’innombrables variations aromatiques, parfois même au sein d’une même appellation. D’une façon générale, si les sables et les calcaires, d’origine sédimentaire, dominent en partie littorale, les schistes ont une provenance montagnarde.





Art de vivre

Le Languedoc offre à lui seul un périple interculturel et gastronomique au travers de siècles d’histoire… Du Nord au Sud,  on voyage de Nîmes la Romaine, à la fois camarguaise et cévenole à Montpellier qui allie un patrimoine historique admirable à un cadre de vie exceptionnel. Vient ensuite Béziers qui a traversé 27 siècles d’histoire rythmée de périodes prospères, de révoltes et de massacres, puis Narbonne qualifiée de petite Rome et enfin Carcassonne qui valorise la plus importante cité médiévale d’Europe. Un territoire riche d’histoire et de métissages culturels : la proximité de l’Espagne et l’omniprésence de la Méditerranée font du Languedoc une région ouverte sur le monde et qui cultive une longue tradition d’accueil.

Provence

D’Arles à Nice, la Provence offre une succession de sites idylliques, mêlant mer et montagne et entourés de vignobles bénis par le soleil. Art, histoire, géographie et culture se retrouvent ici partout, et pas seulement lors des grands festivals qui rythment ses étés. Connue pour ses champs de lavande et ses vins rosés, dont elle est le plus grand producteur mondial, la Provence recèle aussi des rouges et des blancs plus secrets, qui ravissent les amateurs avisés. 

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Climat

La Provence est connue pour l’intensité du bleu de son ciel, et ce n’est pas un hasard si Van Gogh, Cézanne, Matisse et Picasso aimaient y séjourner. Mais le Mistral violent qui souffle 150 jours par an n’a pas que des vertus artistiques. Il assèche l’air, favorise un bon état sanitaire des vignes et éloigne les maladies. Il détruit les nuages et laisse au soleil le soin de briller plus de 3000 heures par an, record en France. Ce climat méditerranéen connaît cependant des variations géographiques : une influence plus froide se fait sentir à l’intérieur des terres, où les nuits sont plus fraîches, surtout lorsque l’altitude augmente. Au contraire, en bord de mer, la radiation solaire est plus forte, ce qui est idéal pour certains cépages comme le Mourvèdre.

Terroir

La zone viticole se déroule des Alpes du Sud au bord de mer, de Marseille à L’Italie et il en résulte une grande diversité de terroirs. Qu’il s’agisse de terrasses surplombant la Grande Bleue à la vallée intérieure ou du Haut Var, les roches effritées communiquent aux vins finesse et caractère. Les calcaires sont plus marqués à l’Ouest de la région, vers Aix, Cassis et Bandol. Vers l’Ouest, en revanche, les schistes et les grès prédominent, en raison de la plus grande proximité des Alpes. En accord avec le micro-climat de chaque terroir, les cépages s’adaptent aux conditions géologiques, pour donner par assemblage une gamme de vins très large, en blanc, rosé et rouge.

Art de vivre

La vie en Provence est à l’image de sa gastronomie : ouverte et chatoyante. Dans des paysages magnifiques, le soleil est présent toute l’année et l’on vit souvent dehors, à l’ombre des châtaigniers. Autour des villes de la côte méditerranéenne, l’arrière pays regorge de surprises avec des balades sauvages et d’innombrables villages totalement préservés. La cuisine provençale, qui fait la part belle aux légumes, aux herbes aromatiques, au poisson et à l’huile d’olive, s’enthousiasme aussi pour l’agneau des Alpes du Sud et même les influences nord-africaines. Cette gastronomie aromatique et épicée trouve dans les vins de Provence de parfaits compagnons. Et cela dure depuis plus de 2600 ans.

Roussillon

Terroir d’Aspres © CIVRLe Roussillon, province rattachée à la France en 1659, est devenu le département des Pyrénées Orientales en 1790.  Ici, la vigne est millénaire, la terre bénie des dieux. Entre mer et montagne, cet amphithéâtre ouvert à l’est sur la Méditerranée est bordé par trois massifs : les Corbières au Nord, les Pyrénées avec le Mont Canigou à l’Ouest et les Albères au Sud. Trois fleuves, l’Agly, la Têt et le Tech, délimitent des terroirs offrant une variété surprenante et marquée par une ambition de qualité permanente. Au sortir de la crise du Phylloxéra, les vignerons du Roussillon ont en effet entrepris l’encépagement de cépages nobles, démarche couronnée par l’obtention des AOP Rivesaltes, Banyuls, Collioure ou encore Côtes du Roussillon.

Aller plus loin : http://www.vins-du-roussillon.com

Climat

Le climat roussillonnais se caractérise par une saison estivale sèche et une période pluvieuse en automne et en début de printemps. Dans ce climat méditerranéen, la moyenne des précipitations est de 500 à 600 mm/an, surtout en automne. Grâce à des hivers doux, des étés chauds, des moyennes annuelles d’insolation (2531 heures) et de température (15°C) les plus fortes de France, le vignoble se plaît en Roussillon. Il est balayé par sept vents (Tramontane, Canigounenc, Vent d’Espagne, Levant, Narbonnais et Vent du Nord) qui accélèrent l’évaporation au niveau des sols et de la plante. Enfin, la période estivale très sèche favorise la maturité du raisin.

Terroir

Le Roussillon a la particularité de posséder des structures géologiques et des microclimats très variés permettant à chaque cépage de trouver son terroir de prédilection et d’exprimer ses caractères.

Le long de la Vallée de l’Agly au nord du département, les vignobles sont installés sur des pentes fortes, très favorables à la culture de la vigne. Sur les marnes schisteuses et schistes noirs, tout autour du village de Maury, se situent les AOP Maury (sec et VDN).

La plaine est formée essentiellement de sols caillouteux, galets roulés, argilo-sablonneux et d’argiles rouges. Au Sud du Roussillon, là où les Pyrénées se jettent dans la Méditerranée le terroir de Banyuls Collioure décline ses terrasses de schistes jusqu’à la mer.

Art de vivre

En Roussillon, on a coutume de dire qu’il n’y a pas seulement quatre saisons, mais aussi une succession d’étés et de printemps inattendus au beau milieu de l’automne ou de l’hiver. Les productions méditerranéennes (vins, fruits et légumes, pêches) côtoient celles des Pyrénées (élevage, productions fermières, charcuteries) et se marient avec bonheur dans de délicates ou plus « paysannes » recettes de la gastronomie catalane.

La cuisine catalane est caractérisée par l’existence d’une grande diversité de produits qui en fait une cuisine à part entière. Elle s’identifie par l’usage de contrastes sucré/salé et aigre/doux, et des techniques culinaires spécifiques telles le sofregit et la picada. Le catalan est llaminer, c’est à dire gourmand de préparations sucrées et fines.

Savoie

© CIVSAu croisement des influences françaises, suisses et italiennes, la Savoie s’est depuis longtemps offerte à la culture de la vigne. Ses territoires régulièrement ensoleillés, proposant une grande diversité de conditions de cultures, se prêtent avec bonheur à la production de vin, dont les premières traces remontent à la colonisation romaine. Après la crise du Phylloxéra qui, ici comme ailleurs, faillit détruire le vignoble, les producteurs ont su redonner vie à la vigne dans un esprit parfaitement en phase avec celui de la région : douceur et finesse au service d’un plaisir partagé.

Aller plus loin : http://www.vindesavoie.net

Climat

© CIVSLa vigne ne craint pas la neige ni le gel, tant que le soleil est au rendez-vous pour assurer une bonne maturation des grappes. C’est précisément le cas en Savoie, où le climat est rigoureux en hiver, mais généreux en été, avec de belles arrière-saisons ensoleillées. Installées sur les meilleurs sols, les vignes se donnent aux rayon de soleil dans de bonnes conditions. On est loin des grandes étendues viticoles du Sud de la France, car ici la vigne n’est plantée que là où le climat lui assure un maximum de soleil et de chaleur. Elle occupe donc en général les flancs Sud et Sud-Ouest, avec une inclinaison adéquate pour maximiser l’efficacité des rayons du soleil. L’homme a appris avec les âges à reconnaître et à profiter au maximum des finesses microclimatiques de ces régions.

Terroir

© CIVSLes vignobles de Savoie composent une mosaïque fine de micro terroirs, pas toujours proches les uns des autres, mais tous situés au meilleur endroit pour cultiver la vigne. Ici, les terroirs occupent les sols des vallées, ou s’accrochent aux premières pentes des Alpes. Ici aussi ce sont les sols argilo-calcaires que les vignes préfèrent, avec des orientations Sud-Est ou Sud-Ouest, pour mieux capter l’énergie solaire.

Art de vivre

© CIVSEn Savoie, la qualité de vie est exceptionnelle : des paysages de campagne et de montagne de grande beauté, mais aussi une sérénité très éloignée du stress des villes, et qui garantit une évasion immédiate. L’excellence des productions agricoles, à l’image des vins et des fromages, comme le Beaufort d’Alpages, a forgé une tradition gourmande toujours vivace. Et la palette de vins rouges, blancs et rosés fait partie des moments gastronomiques et des atouts majeurs de la Savoie. 

Sud-Ouest

Paysage Vignes & Pyrénées - le vignoble de l’Armagnac © Michel Carossio / Collection BNIArmagnacEntre Aveyron et Pays Basque, bordé au sud par les Pyrénées et au nord par le Massif Central, le vignoble du Sud-Ouest couvre 500 km répartis sur 12 départements. Né de la volonté politique de plusieurs petits vignobles indépendants, il s’est fondé sur l’ambition commune de la qualité et de la reconnaissance. Longtemps dans l’ombre de leur puissant voisin Bordeaux, ces producteurs se sont fédérés pour se faire connaître, avec pour dénominateur commun le goût de l’effort, la nature en tête, et l’ambition de parvenir au meilleur niveau. Forts de cet héritage de passion, les vins du Sud-Ouest forment une famille de vins très différents, avec de grands liquoreux, des blancs fruités ou des rouges capiteux. Les cépages autochtones sont ici nombreux, attestant d’une longue tradition viticole et donnent aux vins du Sud-Ouest ce caractère unique et puissant.

C’est dans cette région, au cœur de la Gascogne, que l’on trouve également le vignoble de l’Armagnac. Ses 15 000 hectares s’étendent principalement sur les collines douces et ensoleillées du département du Gers, mais aussi des Landes et du Lot-et-Garonne.

Aller plus loin :
www.france-sudouest.com/fr

www.armagnac.fr

Climat

Les vins du Sud-Ouest sont placés sous le signe d’un climat océanique à tendance continentale : des étés très chauds, un automne très doux et ensoleillé, presque comme un été indien, des hivers et printemps frais et pluvieux. Donc, un climat très indiqué pour la vigne. Les précipitations sont peu importantes, sauf peut être à proximité du Pays Basque, où les vignobles les plus occidentaux doivent choisir des sols bien drainés. Les automnes y sont tellement beaux que l’on y élabore des vins liquoreux à partir de raisins surmûris ou botrytisés. C’est notamment le cas à Jurançon. Outre cette constante climatique, la grande diversité des sols va jouer dans cette région un rôle déterminant, donnant aux vins des caractères très différenciés.

Terroir

Dans le Sud-Ouest, le puzzle de vignobles couvre un triangle de 300 km de côté, mais la polyculture et l’élevage séparent les terroirs les uns des autres, leur conférant une personnalité très distincte. Ces nombreux terroirs profitent de conditions de culture spécifiques pour faire valoir leurs particularités. Calcaire sur les plateaux ou silice et calcaire en vallée, avec la présence de graves permettent aux vins du Sud-Ouest d’exprimer des styles très marqués et variant considérablement d’un territoire à un autre. Une terre de contrastes qui profitent aux nombreuses AOP de la région : Bergerac, Côtes de Duras, Côtes du Marmandais, Buzet, Cahors, Gaillac ou encore Brulhois.

Diversité qui caractérise aussi le vignoble de l’Armagnac et ses trois régions de production : le Bas-Armagnac, à l’ouest, composé de sols sablo-limoneux acides (les "sables fauves") donnant des eaux-de-vie délicates et fruitées ; l’Armagnac-Tenarèze, au centre, dont les sols argilo-calcaires produisent des eaux-de-vie plus corsées, à savourer après un vieillissement prolongé ; le Haut-Armagnac, au sud et à l’est, où la vigne est aujourd’hui peu présente.

Art de vivre

Le Sud-Ouest est une région agricole aux productions diversifiées et la cuisine y est goûteuse et gourmande. Du thon de St Jean de Luz au canard des Landes et aux fruits de la vallée de la Garonne, la région fait des jaloux. C’est ici aussi que le Rugby a ses meilleures équipes, Toulouse notamment, et l’Espagne derrière les Pyrénées a exporté une culture Taurine forte, avec les célèbres corridas de Dax. En bref, on aime faire la fête dans le Sud Ouest. Toutes ces activités conviennent bien aux nombreux nouveaux arrivants dans la région, qu’ils viennent d’Angleterre pour se la couler douce, ou du Nord de la France pour travailler dans les secteurs high tech de la métropole toulousaine. On n’oubliera pas que la neige des Pyrénées, une mer et un océan constituent un choix de loisirs relativement unique en France.

Val de Loire

Avec ses 1000 km de cours, la Loire est le plus grand fleuve de France et les vignes ne sont jamais loin de ses rives. Les paysages et les zones climatiques de la vaste région Loire varient beaucoup de Nantes à Roanne, avec un régime très océanique en bord de mer et de notables influences continentales à l’intérieur des terres. Il en résulte des paysages très contrastés, à l’image de l’incroyable diversité des vins de cette région. Cependant, tous ces vignobles partagent un point commun : une latitude qui procure aux vins une tonalité septentrionale, rafraîchissante. Avec des vins secs, liquoreux et effervescents, il s’agit de la troisième région française par l’importance de ses vins de qualité.

Aller plus loin :

http://www.vinsvaldeloire.fr

www.vins-centre-loire.com

Climat

La Vallée de la Loire est connue pour sa douceur climatique, avec des hivers doux où se succèdent des dépressions atlantiques porteuses de pluie et d’humidité. En été, les températures restent raisonnablement chaudes, mais sans excès. La Loire coïncide toutefois avec la limite Nord de la culture de la vigne, à la fois du fait d’un ensoleillement plus modeste et d’une humidité globalement élevée. Bien sûr, les 500 kilomètres de parcours de la Loire vers l’Est dessinent un ensemble moins homogène qu’il n’y paraît, avec des variations micro climatiques importantes, tant d’ensoleillement que d’exposition ou de précipitations. Les cépages septentrionaux se sentent à l’aise au bord de la Loire car ils profitent des bienfaits d’une luminosité unique et ont été choisis pour leur adaptation aux climats.

Terroir

© BIVC

La Loire traverse la France, donc inutile d’espérer une homogénéité de sols le long des régions viticoles qui la bordent. À l’extrémité Ouest du vignoble, les vins de Nantes sont issus de sols granitiques, schisteux et de gneiss, en raison de la proximité avec le massif armoricain, le plus vieux de tous. En Anjou, les sols se partagent entre une partie de schistes de même type et une partie, plus à l’Est, de type calcaire, car située sur les marges du bassin parisien. En Touraine, les sols sont plus diversifiés, avec des composantes alluvionnaires, argileuses, argilo-calcaires, sableuses. Enfin, vers Sancerre, les sols ont une dominante argilo-calcaire. C’est cette diversité de sols qui explique qu’en Val de Loire, les cépages utilisés forment une grande famille. Ils sont à chaque fois adaptés au sol et au terroir sur lequel ils sont plantés et vinifiés la plupart du temps en mono cépage.

Art de vivre

Les Ligériens – habitants du pays de Loire - aiment le vin, leur cuisine est fine et distinguée, à base de produits très diversifiés. Imaginez un instant que les poissons et produits de la mer sont incontournables, que les fromages de chèvre sont nombreux, que le climat se prête aussi bien à la culture fruitière qu’à un élevage de grande qualité, que les légumes sont tendres et viennent tôt dans la saison. Rappelez-vous aussi que les Rois de France, en leurs innombrables châteaux, ont cultivé ici, avec leur coeur, une grande tradition de raffinement et de bien vivre… L’histoire de France doit beaucoup à la Loire, et il en reste aujourd’hui une qualité de vie extraordinaire. Alors si vous avez un faible pour les belles choses, les villages aux toits d’ardoise et les jardins à la Française, laissez- vous guider le long d’un grand fleuve tranquille.

Vallée du Rhône

© Christophe Grilhé C’est au sortir des Alpes que le Rhône s’engage brutalement plein Sud, en direction de la Méditerranée. À cet endroit stratégique, occupé par la métropole lyonnaise, on quitte les brumes du Nord, le froid et la grisaille pour se diriger vers le soleil, les parfums de campagne chaleureuse et une succession de vignobles tout aussi ensoleillés. Cette voie symbolique vers le Sud apparaît comme tracée par la géographie : en effet, le fleuve suit une vallée étroite entre les Alpes et le Massif Central, qu’empruntent également les voies du TGV et l’autoroute. Ils déversent leur flot de voyageurs en mal de vacances et de soleil. Avec quelques résidus de climat continental en partie Nord, le vignoble de la Vallée du Rhône s’offre au soleil de la Méditerranée, au Mistral, pour le plaisir de tous les amateurs de bonnes bouteilles.

Aller plus loin : http://www.vins-rhone.com/

Climat

D’Arles à Lyon, sur plus de 250 kilomètres, le Rhône fait passer les Français du travail aux vacances et le changement climatique qui l’accompagne est violent. Le climat méditerranéen est très localisé en partie Sud. Les étés sont chauds et ensoleillés, et le Mistral, vent de légende, nettoie le ciel de ses nuages. Il nettoie aussi les vignes et améliore l’état sanitaire des raisins. La conséquence est l’obtention de vins ronds charnus, riches en alcool. Au Nord, vers Côte Rôtie et Condrieu, le climat est plus continental, avec des influences méditerranéennes. Les hivers sont froids et les étés chauds. Les vins ont davantage d’acidité, de potentiel de garde, et leurs tannins sont plus virils.

Terroir

Le long de la Vallée du Rhône, il existe tout type de terroir viticole. Le plus connu, à Chateauneuf du Pape, est constitué de gros cailloux roulés d’origine alpine qui restituent la nuit la chaleur emmagasinée le jour. Mais tout au nord, ce sont des terrasses escarpées de sols schisteux ou granitiques originaires du Massif Central. Ailleurs, les terroirs argilo-calcaires dominent. En effet, la Vallée du Rhône fait le lien entre trois grands ensembles géologiques : Les Alpes, le Massif Central et les plaines calcaires. En outre, les alluvions charriées par le fleuve se sont déposées dans le nord pour les plus fines, et à l’extrémité de la Vallée pour les plus grosses. Il en résulte des sols complexes, qui donnent aux vins une expression particulière, même au sein d’une même appellation.

Art de vivre

L’art de vivre en Vallée du Rhône est marqué par des sites touristiques et des régions naturelles exceptionnelles de beauté. On ne parlera pas d’Avignon, d’Orange ni de leur histoire, de leurs festivals et des vibrations de leurs rues animées. Mais on appréciera aussi l’odeur de la campagne du Mont Ventoux, les garrigues de Grignan et les magnifiques villages de Vaison-la-Romaine ou Chateauneuf du Pape. Ou encore les versants secrets du Luberon, les terres ocres de Roussillon et les gorges de l’Ardèche, sauvages et envoûtantes. Dans ces régions soumises au Mistral, les arbres sont penchés, et les cyprès donnent à la campagne ce style si recherché, annonciateur du beau temps et des vacances.

© Christophe Grilhé

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